Le 2 février, c'était la Chandeleur. Et chez les Petits Bouts, la Chandeleur, ça veut dire deux choses : la pâte coule, et tout le monde a de la farine dans les cheveux à 11 heures du matin.
Nous avions installé deux ateliers le matin. Côté pâte : Léa et trois parents volontaires aidaient les enfants à mesurer la farine, casser les œufs, fouetter en chantant « Pomme, pêche, poire, abricot, y'en a une, y'en a une... ». Côté cuisson : sur deux plaques portatives, les crêpes prenaient forme une par une, sous l'œil concentré (et un peu inquiet) des chefs cuisiniers de 4-5 ans.
Vocabulaire du jour
Comme à chaque atelier cuisine, nous travaillons un mini-lexique. Cette fois :
- la farine (et son contraire en cuisine : les œufs)
- verser, mélanger, fouetter, étaler, retourner
- la poêle (féminin, oui, même si le mot a l'air masculin)
- la pâte (collante, fluide, épaisse)
- fine ou épaisse ? Débat de société chez les 5 ans : les fines, c'est mieux. Mais les épaisses, c'est plus rassasiant. La discussion durait encore au goûter.
Le moment magique : faire sauter la crêpe
Tradition française oblige : pour avoir bon temps toute l'année, il faut faire sauter sa crêpe en tenant une pièce de monnaie dans la main gauche. Comme on n'avait pas de pièces françaises, on a utilisé des 1p britanniques. La superstition s'adapte aux frontières.
« Léa, ma crêpe, elle est tombée par terre. Est-ce que ça veut dire que toute l'année je vais tomber ? » — Inès, 4 ans, à qui il a fallu expliquer que non, heureusement.
Et au goûter ?
Quinze crêpes plus tard, le grand moment : la dégustation. Sucre, citron, confiture, Nutella (oui, Nutella, n'en déplaise à ceux qui considèrent que c'est italien). Les Petits Bouts ont bien sûr préféré le Nutella, mais Soline (5 ans) a découvert qu'elle adorait le citron — « c'est piquant mais c'est bon en même temps ».
Et puis, comme chaque samedi, le moment des chansons. « J'aime la galette, savez-vous comment ? » — adapté en « j'aime la crêpe » par un enfant créatif, repris en chœur par toute la classe. Le français, ce n'est pas que dans les livres.