Samedi matin pluvieux à Borough, mais les Grands Bouts ne voulaient pas en démordre : direction le British Museum pour notre sortie trimestrielle. Quatorze enfants, trois parents accompagnateurs, deux paires d'imperméables empruntées en urgence, et une demi-baguette dans le sac pour les fringales.
L'objectif de la matinée : faire écho au projet trimestriel sur l'Égypte ancienne en regardant en vrai les hiéroglyphes que nous avions étudiés. Sur place, Claire avait préparé un petit livret de chasse au trésor : trouver le cartouche de Cléopâtre, identifier trois animaux sacrés, lire un nom dans la pierre de Rosette.
« C'est écrit en trois langues — et celle du milieu, c'est du démotique. Le démotique, c'est du français pour les Égyptiens ! » — Camille, 10 ans, qui n'avait pas tout à fait compris mais qui s'amusait beaucoup.
Le moment fort de la matinée : devant la momie de la galerie 62, Léo (11 ans) a lu à voix haute, en français, le panneau explicatif pour les visiteurs francophones qui se trouvaient là. Une petite famille parisienne a applaudi. Léo est rentré le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce qu'on retient
- La langue française, dans un musée britannique, donne soudain un super-pouvoir : pouvoir aider quelqu'un.
- Les hiéroglyphes, c'est plus impressionnant en vrai qu'en photocopie.
- Penser à apporter des bonbons : la queue à l'entrée prend toujours plus de temps que prévu.
La prochaine sortie est prévue en mars, à la Tate Modern, pour le projet sur l'art moderne. Les inscriptions parents accompagnateurs ouvriront en février — comme toujours, les places partent vite.